«Lundi 24 mars dernier, des éléments de l’Office Central Anti-Drogue (OCAD) de l’antenne du Moyen-Ogooué ont effectué une importante saisie de cannabis au quartier Missanga, dans la ville de Ndjolé. D’une valeur avoisinant quatre (4) millions de francs CFA, ladite cargaison serait la propriété d’une femme camerounaise en provenance de Mitzic, dans le Woleu-Ntem», a souligné un média.
«L’Office central de lutte antidrogue (OCLAD) a mis la main, samedi dernier, sur deux jeunes filles impliquées dans un trafic de stupéfiants à Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué. Célia F, 19 ans, et Lydia S, 20 ans, toutes deux élèves, ont été interceptées alors qu’elles transportaient des valises contenant plusieurs blocs de cannabis. Selon les premières investigations, elles jouaient le rôle de convoyeuses en échange d’une somme de 100 000 FCFA chacune», a-t-on récemment dévoilé.
Une situation qui interpelle:Le Gabon, pays d’Afrique centrale, fait face à un phénomène de plus en plus préoccupant : les convoyeuses de produits stupéfiants. Ces jeunes femmes recrutées pour transporter des drogues à travers les frontières et au sein du pays. Ce phénomène, autrefois marginal, prend des proportions inquiétantes, notamment en raison de l’implication croissante de la jeunesse féminine dans ce trafic.Les autorités gabonaises sont de plus en plus confrontées à ce phénomène, qui ne cesse de s’aggraver au fil des mois. Des jeunes filles, souvent issues de milieux sociaux modestes, sont recrutées par des réseaux pour transporter des substances illicites, principalement de la cocaïne et du cannabis, en échange de sommes d’argent modiques.
Le rôle de ces “convoyeuses” semble être devenu un passage obligé pour les trafiquants de drogue, qui exploitent la vulnérabilité de ces jeunes femmes. Nombreuses sont celles qui sont séduites par la promesse d’un gain rapide, mais très peu d’entre elles connaissent les lourdes conséquences juridiques et sociales qui découlent de leurs actes.
La Rédaction
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