La campagne électorale au Gabon prend un tournant inédit avec les sorties d’Alain Claude Bilie-By-Nze. Ancien ministre et figure du pouvoir gabonais pendant plus d’une décennie, l’homme politique se retrouve aujourd’hui face à un défi de taille : financer lui-même sa campagne électorale. Une expérience qui contraste fortement avec ses années passées dans les hautes sphères du pouvoir, où les ressources pour mener une campagne étaient souvent fournies par l’État ou les alliés politiques.
Bilie-By-Nze, qui a été ministre d’État, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Premier Ministre a longuement évolué au sein de l’ancien régime déchu. Pourtant, en 2025, en tant que candidat indépendant, il doit se débrouiller seul pour récolter des fonds et mobiliser des soutiens financiers, une situation qu’il n’avait sans doute pas anticipée à en croire sa récente sortie où il accuse à nouveau sans preuve l’actuel candidat du peuple Oligui Nguema, d’être financé par le contribuable et des sociétés sans les citer .Cette évolution de sa situation soulève plusieurs questions : comment un homme politique, habitué à disposer des moyens de l’État, s’adapte-t-il à une telle réalité ? Et quelles implications cette nouvelle dynamique pourrait-elle avoir sur ses chances de succès dans un environnement où les réseaux financiers jouent un rôle clé ?
Le financement des campagnes électorales au Gabon est souvent un terrain miné, où l’accès aux ressources financières peut faire la différence entre succès et échec. Les candidats doivent jongler avec des donateurs privés, des collectes de fonds et, parfois, des soutiens informels pour constituer des budgets suffisants pour couvrir la logistique, les déplacements, et les spots de campagne. Et Oligui Nguema en a véritablement.Or, du côté de Alain-Claude Bilie-By-Nze, la situation serait chaotique. Ce virage politique pour l’ancien Premier Ministre n’est pas seulement une question de financement, mais aussi de perception. Après avoir été longtemps associé à un pouvoir souvent perçu comme clanique et fermé, Bilie-By-Nze doit désormais prouver qu’il peut incarner un véritable changement tout en devant se fonder sur ses propres ressources.
La Rédaction
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