À l’approche de l’élection présidentielle du 12 Avril 2025 au Gabon, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, actuellement à la tête du pays et candidat, se trouve confronté à des défis de taille. Bien que sa prise de pouvoir ait été saluée par certains comme un espoir de changement, sa capacité à résoudre plusieurs problèmes structurels et urgents qui rongent le pays depuis des années est scrutée.«Mon adversaire c’est le chômage des jeunes, les routes qui manquent, l’eau, l’électricité, la vie chère», a déclaré le Chef de l’État.
Le chômage : une problématique cruciale pour la jeunesse gabonaise:
Le chômage, en particulier chez les jeunes, reste l’un des principaux fléaux du Gabon. Malgré la richesse en ressources naturelles, l’économie peine à diversifier ses secteurs et à offrir des opportunités d’emploi stables. De nombreux jeunes diplômés se retrouvent dans une impasse, sans perspective d’emploi, ce qui nourrit le sentiment de frustration et d’impatience au sein de la population. Oligui Nguema devra élaborer une politique efficace pour stimuler la création d’emplois et intégrer davantage les jeunes dans le secteur économique.
Le stress hydrique : un problème environnemental de plus en plus pressant:
Le stress hydrique, aggravé par des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes, est une autre épine dans le pied du pays. Le Gabon, malgré ses richesses naturelles, fait face à des pénuries d’eau dans plusieurs régions. Les communautés rurales et urbaines souffrent de cette situation, avec des coupures d’eau récurrentes, affectant directement la vie quotidienne des Gabonais. Oligui Nguema devra donc mettre en place une gestion efficace des ressources en eau et développer des infrastructures pour garantir un accès régulier à l’eau potable.
Les délestages : l’instabilité énergétique qui mine le quotidien des Gabonais:
Les coupures d’électricité, ou « délestages », font partie du quotidien des Gabonais depuis plusieurs années. Cette instabilité énergétique a un impact direct sur les entreprises, les hôpitaux, ainsi que sur la vie des citoyens. Avec la croissance démographique et les exigences économiques croissantes, il est impératif de moderniser et de renforcer les infrastructures énergétiques du pays. La question de l’énergie, qui impacte tous les secteurs, sera sans doute un enjeu majeur de la campagne d’Oligui Nguema.Le manque de routes : un frein au développement économique et social:Le manque d’infrastructures de transport, notamment de routes praticables, reste un autre défi majeur. De nombreuses régions du Gabon sont mal desservies par des routes qui sont dans un état déplorable, ce qui empêche l’accès aux marchés, nuit au développement du secteur agricole et bloque la circulation des biens et des personnes. Pour Oligui Nguema, un investissement massif dans le secteur des infrastructures sera nécessaire pour améliorer les conditions de vie des Gabonais et favoriser la croissance économique.
La vie chère : un fardeau pour les populations:
L’inflation et la vie chère sont des préoccupations constantes des Gabonais. Le coût des produits de consommation de base, comme l’alimentation, l’essence et les produits de première nécessité, continue d’augmenter. Cette situation pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des familles, notamment celles à faibles revenus. Face à cette réalité, Oligui Nguema devra mettre en place des politiques publiques visant à lutter contre la flambée des prix et à soutenir les populations les plus vulnérables.Si Oligui Nguema veut réussir son mandat, il devra faire face à ces défis de taille, qui représentent les véritables « grands adversaires » de sa présidence.
La question économique et sociale sera au cœur de la présidentielle de 2025. Le président devra démontrer sa capacité à répondre aux attentes des Gabonais tout en s’attaquant à ces problèmes de manière durable et ambitieuse. La gestion de ces enjeux sera déterminante pour la légitimité de son pouvoir et pour son avenir politique. Les élections de 2025 s’annoncent donc comme un test décisif, et les Gabonais seront attentifs à la façon dont leur président gérera ces crises multiples.
La Rédaction
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